Angelica archangelica
Angelica archangelica L., décrite par Carl von Linné en 1753, est une plante bisannuelle de la famille des Apiacées pouvant mesurer de un à deux mètres de hauteur [1]. Elle est connue sous les noms d'angélique officinale, archangélique ou herbe aux anges.
Son aire naturelle couvre les zones froides de l'hémisphère Nord : Scandinavie jusqu'en Laponie, Russie, Islande, Groenland et Sibérie [1]. En France, elle est cultivée depuis plusieurs siècles et naturalisée localement dans les milieux humides [1].
C'est une plante condimentaire, aromatique et médicinale, exploitée pour ses pétioles, tiges et graines très aromatiques, et pour sa racine en phytothérapie [1].
Le semis s'effectue en extérieur de septembre à octobre [2]. Les pétioles et tiges se récoltent la deuxième année, avant la floraison (juin à août) ; les graines, la troisième année [1]. Ces dernières perdent rapidement leur pouvoir germinatif et doivent être semées peu après leur collecte [1].
La plante préfère un sol frais à humide, légèrement acide, en situation de mi-ombre [1,3]. Sa zone de rusticité couvre les zones 4 à 8 [1].
| pH du sol | 7.0 à 7.5 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 8 |
| Espacement | 60 |
| Maturité | 180 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | — | début sept. → début oct. | début juin → début août |
| Atlantique | — | début sept. → début oct. | début juin → début août |
| Océanique | — | mi-sept. → mi-oct. | mi-juin → mi-août |
| Semi-continentale | — | fin sept. → fin oct. | fin juin → fin août |
| Montagne | — | début oct. → début nov. | début juil. → début sept. |
L’angélique officinale, l’angélique vraie ou l’archangélique est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Apiacées, utilisée comme plante condimentaire et médicinale pour ses pétioles, tiges et graines très aromatiques, et pour sa racine en phytothérapie.
Se plaît à côté de Menthe.
Rustique face au gel, elle convient aux jardins de montagne et aux hivers longs.
Le semis direct en pleine terre est possible de septembre à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 60 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 180 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosage : abondant.
Sol idéal : humifere. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Rotation : éviter 3 ans minimum à la même place après cette variété. Bonne rotation : Fabaceae puis Brassicaceae. Éviter aussi céleri et panais au même emplacement.
L'angélique officinale peut être confondue avec deux autres espèces poussant en France.
Angelica sylvestris (angélique sylvestre) est la plus proche morphologiquement. Elle s'en distingue par ses fleurs blanches (et non verdâtres) et ses feuilles glabres sur la face inférieure (celles de l'A. archangelica sont poilues en dessous) [1]. Le segment terminal des feuilles d'A. sylvestris n'est pas lobé, contrairement à celui de l'angélique officinale [1].
La confusion avec la grande ciguë (Conium maculatum) est la plus dangereuse : cette ombellifère est hautement toxique. Le test le plus fiable est l'odeur : en froissant quelques feuilles, l'angélique dégage une odeur aromatique agréable, tandis que la ciguë émet une odeur fétide [1].
En l'absence de certitude sur l'identification botanique, toute cueillette doit être évitée.
Les pétioles et les jeunes tiges sont les parties les plus utilisées en cuisine française. Récoltés avant la floraison, au printemps de la deuxième année, ils sont confits dans le sucre pour produire l'angélique confite [1].
Cette confiserie est la spécialité historique de Niort, où elle est produite depuis plusieurs siècles [1]. Les tiges confites servent classiquement à décorer gâteaux et entremets, ou sont consommées comme friandise.
Les tiges fraîches, pelées, peuvent être préparées à la manière du céleri [3]. Elles servent aussi à adoucir des fruits à saveur acide lors de la cuisson [3], et peuvent entrer dans des préparations de confiture [3].
Les feuilles tendres, fraîches, aromatisent salades et potages en tant que condiment [1]. Leur goût évoque la réglisse [3]. Elles s'utilisent fraîches, le séchage leur faisant perdre la majeure partie de leur arôme.
Graines et tiges entrent dans la composition de liqueurs et d'eaux-de-vie aromatisées [1].
Les tiges fraîches se conservent quelques jours au réfrigérateur. Le confit dans le sucre est la méthode traditionnelle pour une longue durée. Les graines destinées au semis doivent être semées rapidement après la récolte, leur pouvoir germinatif se dégradant vite [1].
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia (CC-BY-SA).
L'angélique officinale dispose d'un long historique d'usage médicinal, principalement documenté pour ses effets sur le système digestif et comme tonique général [1,3]. Les données disponibles sont issues de la médecine traditionnelle.
La racine est la partie la plus active [3]. Elle se récolte à l'automne de la première année de croissance, se découpe longitudinalement si nécessaire, puis se sèche rapidement [3]. Bien conservée, elle garde ses propriétés pendant plusieurs années [3].
Les feuilles, récoltées et séchées au printemps avant la floraison, et les graines sont également utilisées, dans une moindre mesure [3]. Les formes de préparation courantes comprennent l'infusion ou la décoction de racine séchée, la teinture alcoolique, et l'huile essentielle distillée des graines et des tiges.
La racine est traditionnellement utilisée comme tonique digestif : elle soutient la digestion en cas de dyspepsie et de lenteur gastrique [1]. Elle est carminative, c'est-à-dire qu'elle favorise l'expulsion des gaz intestinaux et limite les ballonnements et l'aérophagie [1].
L'huile essentielle est citée dans l'usage traditionnel pour un soutien lors d'anxiété légère, de fatigue nerveuse et de troubles du sommeil [1]. Ces propriétés anxiolytiques sont attribuées aux coumarines présentes dans la plante, notamment l'impératorine et l'isoimpératorine [1].
La plante est aussi traditionnellement utilisée pour soutenir l'état général en cas de fatigue ou d'asthénie [1]. Des activités biologiques ont été attribuées à la plante, comprenant des propriétés anti-inflammatoires, antivirales et gastroprotectrices [1], sans que des conclusions cliniques définitives ne soient établies à ce jour.
La racine contient une huile essentielle, des furocoumarines (dont la bergaptène), des coumarines (impératorine, isoimpératorine) et des terpènes [1,3]. Les furocoumarines sont les principaux responsables des effets de photosensibilisation.
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
Pourquoi ces associations fonctionnent.
La menthe (Mentha spp.) constitue la compagne recommandée de l'angélique officinale. Les deux espèces partagent une préférence pour les sols frais à humides, légèrement acides, et supportent la mi-ombre, ce qui évite la compétition hydrique qu'on observerait avec des plantes xérophiles [1].
L'angélique, avec son port élevé pouvant atteindre deux mètres en deuxième année, projette une ombre légère que la menthe tolère bien, tandis que le tapis racinaire stolonifère superficiel de la menthe n'entre pas en concurrence avec le pivot profond de l'angélique. La complémentarité racinaire joue à plein : pivot pour l'angélique, rhizomes traçants horizontaux pour la menthe.
Sur le plan biologique, l'angélique en fleur produit de grandes ombelles composées de fleurs verdâtres riches en nectar accessible, caractéristique des Apiaceae [1]. Ces ombelles attirent massivement les syrphes, les parasitoïdes (microhyménoptères, ichneumonidae) et les coccinelles adultes, tous auxiliaires qui régulent pucerons et petites chenilles dans le rayon de voisinage.
La menthe, de son côté, émet des composés volatils (menthol, menthone, pulégone) qui perturbent la détection olfactive de plusieurs ravageurs, notamment les pucerons et certains lépidoptères. L'association fournit donc un double service : attraction d'auxiliaires par l'angélique, répulsion olfactive par la menthe.
L'association est aussi cohérente phénologiquement. L'angélique fleurit en été (juin à août) en deuxième ou troisième année, période où la menthe est en pleine végétation, ce qui maintient une couverture continue du sol et préserve la fraîcheur racinaire recherchée par les deux espèces.
Pourquoi éviter ces voisinages.
Aucune incompatibilité documentée n'est recensée pour l'angélique officinale dans la base catalog Seedelli. En pratique, sa taille adulte (un à deux mètres, feuillage ample) impose simplement de réserver un espacement de 60 cm minimum avec toute culture basse sensible à l'ombrage prolongé.
Synthèse d'après PFAF, catalogue et observation empirique.
Semaille, coopérative belge basée à Faulx-les-Tombes, sélectionne et reproduit des variétés locales adaptées au climat belge et nord-français depuis 2001.
Voir la fiche chez Semaille →Angelica archangelica est originaire des régions boréales de l'hémisphère Nord : Scandinavie jusqu'en Laponie, Russie, Islande, Groenland, Sibérie, et jusqu'aux contreforts de l'Himalaya [1]. Elle y pousse spontanément dans les mégaphorbiaies, les berges humides et les bords de fossés [1].
La plante fait son entrée en France via les Ardennes, après avoir d'abord été exploitée dans les cloîtres d'Europe centrale pour ses supposées propriétés anti-pesteuses [1]. Brunetto Latini la mentionne dans son Li livres dou Tresor, rédigé en ancien français, ce qui constitue l'une des premières attestations écrites de son usage médicinal [1].
Paracelse (1490-1541) rapporte qu'elle aurait été prescrite lors des épidémies de peste de 1510 à Milan, sous forme de poudre dissoute dans du vin [1]. Olivier de Serres (1539-1619) la cite dans ses travaux agronomiques, notant qu'elle « sert à tenir la personne joyeusement » [1]. Un Dictionnaire botanique et pharmaceutique publié en 1716 lui attribue des propriétés stomacales, cordiales, céphaliques et sudorifiques [1].
La ville de Niort en fait sa spécialité confisière depuis plusieurs siècles, et la plaine de la Limagne, au nord de Clermont-Ferrand, constitue l'autre foyer de production historique français [1]. La plante est protégée dans le département du Nord-Pas-de-Calais [1].
Le taxon est enregistré sous les identifiants GBIF 5371808 et IPNI 838181-1, référencé dans Wikidata sous l'identifiant Q207745 [4].
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Angélique se sème en extérieur septembre à octobre.
Les plantes compagnes recommandées pour Angélique sont : menthe.
La culture de Angélique est moyenne, nécessitant quelques connaissances de base.
Angélique se récolte juin à août.
L'espacement recommandé pour Angélique est de 60.
Tu peux acheter des graines de Angélique chez Semaille. Retrouve cette variété sur https://www.semaille.com/fr/vivaces-et-bisannuelles/274-angelique-5415166000637.html
Oui, Angélique est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Des variétés adaptées à des usages proches de Angélique sont : menthe. Retrouve-les avec leur fiche de culture sur seedelli.com.
Les Apiacées sont riches en huiles essentielles, ce qui explique les arômes puissants du cumin, de l'anis et du cerfeuil.
Europe. Naturalized in Britain.