Urtica dioica
L'ortie dioïque (Urtica dioica L.) est une plante herbacée vivace de la famille des Urticacées, originaire d'Eurasie et aujourd'hui présente dans toutes les régions tempérées du globe [1].
Elle atteint couramment 50 cm à 1,50 m de hauteur et colonise friches, bords de chemins et terrains rudéraux riches en azote grâce à ses rhizomes traçants [1].
Tous ses organes aériens portent des trichomes urticants qui injectent au contact un mélange d'histamine, d'acétylcholine et de sérotonine, ainsi que des poils souples inoffensifs [1]. Cette urticance disparaît entièrement à la cuisson ou au séchage.
La plante est dioïque : mâles et femelles fleurissent sur des pieds séparés de juin à septembre [1]. Les jeunes pousses se cueillent de mars à mai ; les racines se récoltent à l'automne.
Source de nourriture, de fibres et de fourrage probablement depuis la préhistoire [1], l'ortie dioïque est aussi une plante médicinale traditionnelle dont les feuilles et les racines disposent de monographies officielles auprès de l'Agence européenne du médicament (EMA) [2].
| pH du sol | 6.5 à 7.0 |
|---|---|
| Lumière (0-10) | 5 |
| Espacement | 30 |
| Maturité | 60 jours |
Dates ajustées pour les 5 zones climatiques de France métropolitaine. Affine encore avec ta géolocalisation ci-dessus.
| Zone | Semis intérieur | Semis extérieur | Récolte |
|---|---|---|---|
| Méditerranéenne | début mars → début avr. | début avr. → début oct. | début mai → début oct. |
| Atlantique | début mars → début avr. | début avr. → début oct. | début mai → début oct. |
| Océanique | mi-mars → mi-avr. | mi-avr. → mi-oct. | mi-mai → mi-oct. |
| Semi-continentale | fin mars → fin avr. | fin avr. → fin oct. | fin mai → fin oct. |
| Montagne | début avr. → début mai | début mai → début nov. | début juin → début nov. |
L' ortie dioïque , également connue sous le nom de Grande Ortie , est une plante vivace de la famille des Urticacées. Elle peut atteindre entre 50 cm et 1 mètre de hauteur à maturité. Cette plante est particulièrement appréciée pour ses propriétés culinaires , médicinales et horticoles.
Sa tolérance au froid en fait un choix sûr pour les régions au climat continental.
Commencez les semis en intérieur de mars à avril, dans des godets remplis de terreau fin. Maintenez une température de 18-22°C et gardez le substrat humide sans le détremper. La levée prend généralement 8 à 14 jours.
Le semis direct en pleine terre est possible d'avril à octobre, quand le sol est suffisamment réchauffé et que tout risque de gelée est écarté.
Respectez un espacement de 30 cm entre les plants pour assurer une bonne circulation de l'air.
Comptez environ 60 jours entre le semis et la première récolte.
Cette variété préfère un emplacement mi-ombre, avec 3-4h de soleil direct.
Arrosez régulièrement, surtout en période de croissance et de fructification. Paillez le pied pour conserver l'humidité.
Sol idéal : riche. Enrichissez avec du compost bien décomposé avant la plantation.
Tolérance au froid : forte.
Deux espèces du genre Urtica sont couramment rencontrées en France et peuvent prêter à confusion lors de la cueillette.
L'ortie brûlante (Urtica urens), annuelle, est plus petite que la dioïque et monoïque : fleurs mâles et femelles coexistent sur le même pied. Elle colonise principalement les cultures maraîchères et les jardins ; l'ortie dioïque, au contraire, ne supporte pas les travaux de sol répétés et reste rare dans ces milieux [1].
Sur le plan médicinal, les monographies de l'EMA portant sur Urticae folium et Urticae radix sont établies pour Urtica dioica exclusivement [2]. L'usage d'Urtica urens en substitut n'est pas validé par ces monographies et ne peut lui être assimilé.
Deux parties de la plante font l'objet d'un usage médicinal documenté : les feuilles (Urticae folium) et les racines (Urticae radix), chacune couverte par une monographie du Comité des médicaments à base de plantes (HMPC) de l'Agence européenne du médicament (EMA) [2].
Les feuilles sont traditionnellement utilisées en soutien aux troubles rhumatismaux bénins, notamment pour les douleurs articulaires légères [2].
Elles sont employées comme adjuvant à la thérapie d'irrigation dans les affections inflammatoires bénignes des voies urinaires inférieures, ainsi qu'en complément pour le soutien à l'élimination des calculs rénaux de petite taille [2]. Cet usage nécessite un apport hydrique suffisant, au minimum 2 litres d'eau par jour.
Dans la tradition populaire française, le jus frais de feuilles est utilisé comme hémostatique pour les saignements cutanés, les épistaxis et les règles abondantes [1]. Les tisanes de feuilles séchées sont aussi employées en soutien contre les rhinites allergiques saisonnières [1].
Les racines sont traditionnellement utilisées en soutien à la prise en charge des symptômes urinaires associés à l'adénome bénin de la prostate (ABP), notamment la dysurie et la nycturie légère à modérée [2]. L'EMA classe cet usage dans la catégorie des usages traditionnels bien établis.
Les feuilles contiennent des flavonoïdes (dérivés du quercétol, du kaempférol et de l'isorhamnétol), des sels minéraux (calcium, potassium, silice), des vitamines A et C, des acides phénoliques (acide caféique, acide chlorogénique) et du sitostérol [1].
Les racines renferment des polysaccharides, une lectine, des composés phénoliques, des lignanes et des stérols dont le sitostérol [1]. Ce dernier est supposé intervenir dans les effets observés sur le tissu prostatique, sans que le mécanisme exact soit élucidé à ce jour.
Ces informations ne se substituent pas à un avis médical. Consultez un professionnel de santé avant tout usage thérapeutique.
Synthèse d'après PFAF, Wikipedia, Agence du médicament. Ces informations ne se substituent pas à un avis médical.
La Ferme de Sainte Marthe, implantée en Touraine, propose des semences biologiques et reproductibles depuis 1974. Pionnière française des variétés anciennes potagères.
Voir la fiche chez La Ferme de Sainte Marthe →Linné a décrit et nommé Urtica dioica en 1753 dans son Species Plantarum, fixant la nomenclature binomiale encore en vigueur. L'épithète dioica renvoie à la nature dioïque de la plante, caractère distingué bien avant les travaux systématiques du XVIIIe siècle.
L'ortie a marqué la culture populaire française : Victor Hugo lui consacre un chapitre entier dans Les Misérables, témoignant de la place qu'elle occupait dans l'imaginaire du XIXe siècle [1].
En France, elle ne fait pas l'objet de programmes de sélection variétale orientés vers le potager ou l'usage médicinal. Les semences proposées dans les catalogues spécialisés correspondent à des collectes sur populations sauvages locales, non à un cultivar sélectionné pour des critères agronomiques particuliers. L'absence de variétés nommées dans les références classiques comme le catalogue Vilmorin (1904) ou le registre USDA GRIN confirme cet état de fait.
Durant les trente glorieuses, l'ortie a été largement considérée comme une mauvaise herbe à éradiquer [1]. Ce regard a commencé à s'inverser avec le développement de l'agroécologie, qui a remis en valeur ses propriétés de bioindicatrice des sols riches en azote, phosphore et potassium [1], et son usage comme activateur de fertilité appliqué en purin.
Synthèse d'après Wikipedia (CC-BY-SA), producteur, catalogue botanique.
Ortie Dioïque se sème en intérieur mars à avril, puis en extérieur avril à octobre.
La culture de Ortie Dioïque est très facile, parfaitement adaptée aux jardiniers débutants.
Ortie Dioïque se récolte mai à octobre.
L'espacement recommandé pour Ortie Dioïque est de 30.
Tu peux acheter des graines de Ortie Dioïque chez La Ferme de Sainte Marthe. Retrouve cette variété sur https://www.fermedesaintemarthe.com/products/ortie-dioique-ab
Oui, Ortie Dioïque est une variété libre et reproductible. Tu peux collecter les graines à maturité, les sécher et les ressemer la saison suivante. La descendance conservera les caractéristiques de la variété.
Temperate regions throughout the world, including Britain. The plant has become naturalized at higher elevations in the Tropics.